Alerte rouge : Manuel Valls veut encore être « utile » à la France !

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Après son échec barcelonais, l’ancien Premier ministre tente un retour dans la vie politique française, expliquant dans « Le Monde » de ce vendredi 6 mars vouloir continuer à être « utile » à la France.

Un coup de blanco sur le passé. Alors qu’il affirmait, en septembre 2018, qu’il « resterai[t] à Barcelone quoi qu’il arrive », Manuel Valls confie au Monde, ce vendredi 6 mars, son envie d’être « utile » à la France. Rappelons, pour ceux qui auraient perdu la trace de l’ancien Premier ministre, que ce dernier avait abandonné son mandat de député de l’Essonne il y a un an et demi, pour tenter de conquérir le siège de maire de Barcelone.

Un fiasco électoral plus tard, le catalan semble donc préparer son come-back hexagonal : « C’est d’abord le débat politique en France, qui me passionne car c’est ma vie », assure-t-il au quotidien du soir. « Je ne suis pas en exil, je n’ai pas disparu et viens régulièrement à Paris. Je n’ai pas rompu avec cette ville, ni avec la politique française. »

Qu’on ne s’y trompe pas : Manuel Valls n’est « candidat à rien ». « Je n’ai pas de plan », jure-t-il au Monde. Le 28 février dernier, dans Le Parisien, l’ex-ministre de l’Intérieur insistait sur le caractère désintéressé de son attachement : « Je n’ai jamais abandonné ou oublié ce pays qui m’a tant donné. Et au-delà de mon amour pour la France, ma seule patrie, je veux dire simplement que si mon retour en politique n’est pas à l’ordre du jour, je ne manquerai jamais d’être utile aux Français. »

Mais quid d’un portefeuille ministériel ? « C’est un choix qui n’appartient qu’au président de la République et au Premier ministre », rougit pudiquement l’ancien socialiste. « Je considère qu’à 57 ans, je ne suis pas totalement terminé. Et que je peux apporter au débat », glisse tout de même le fringuant représentant de « l’ancien monde ». « Je n’exclus rien et ne sais pas de quoi sera fait l’avenir. »

GÉNUFLEXIONS

Pour faciliter son rabibochage avec la politique française, Manuel Valls a balisé son agenda de rendez-vous consacrés à ses dossiers de prédilection : toujours selon Le Monde, l’ancien maire d’Evry doit en effet intervenir le 28 mars prochain à l’Assemblée nationale sur la question du populisme, puis, en avril, lors d’un colloque consacré à l’islamisme.

Le retour en grâce de Manuel Valls passe également par quelques génuflexions face à son ancien ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. « Il y a eu des épisodes de grandes difficultés en 2016 et 2017, jusqu’à ma réélection à Evry aux législatives. Mais, depuis, nos rapports sont bons », se félicite l’ancien chef du gouvernement de François Hollande.

Cette belle réconciliation tournait même, dans Le Parisien, à la profession de foi : « Je fais confiance au président de la République, au Premier ministre et à la majorité pour faire le meilleur choix possible », clamait Manuel Valls à propos de l’utilisation de l’article 49.3 pour faire adopter en première lecture la réforme des retraites par l’Assemblée nationale. Et d’ajouter, en expert, que cette procédure était « justifiée » et « en aucun cas antidémocratique ».

Pour un peu, on jurerait un macroniste de la première heure : « J’ai toujours eu un lien avec le président », s’enorgueillit Manuel Valls. « J’observe que son leadership en Europe, ce qu’il dit de l’avenir de l’UE, de l’Alliance Atlantique, des grands défis qui se posent au monde (du changement climatique à la menace terroriste), plus ce qu’il dit sur l’islamisme, la laïcité, tout cela conforte le choix qui a été le mien il y a trois ans. » Concourir à la primaire socialiste, ou soutenir Emmanuel Macron une fois battu ?

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