BHL compare les poseurs de plaintes contre le gouvernement à des «poseurs de bombes» contre la République

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L’intellectuel français exprime son indignation contre les plaintes déposées à l’encontre de membres du gouvernement pour leur gestion de la crise liée au coronavirus. Il affirme que celles-ci nuisent aux fondements mêmes de la République.

Dans une tribune publiée lundi 25 mai dans la revue La Règle du jeu, intitulée «63 plaintes? Pitié pour la République» [il y en a désormais 71, ndlr], Bernard-Henri Lévy estime ces attaques en justice «profondément antirépublicaines», et qu’il n’y a pas lieu d’attaquer ainsi le gouvernement pour sa gestion de la crise du coronavirus.

Le philosophe revient d’abord sur l’affaire du sang contaminé qui a débuté dans les années 1980, dans laquelle le Premier ministre de l’époque, Laurent Fabius, a été attaqué à la suite d’infections par transfusion sanguine alors que l’épidémie du sida faisait son apparition. «Car ce que l’on condamnait en ce temps-là […] c’était d’avoir su et tu», écrit-il.

Il indique que les plaintes actuelles s’opposent à un gouvernement qui a bien davantage communiqué, essayé une théorie, changé de stratégie. «De ne pas s’être tu du tout – et, en même temps, de n’avoir pas su», résume-t-il.

La menace d’un régime autoritaire

«Il fut un temps où l’on reprochait au pouvoir d’avoir la main lourde et de procéder par abus de pouvoir», poursuit-t-il en évoquant les Gilets jaunes, «là, on lui reproche d’avoir la tête légère et d’être en défaut de puissance». L’écrivain affirme ici que les plaintifs réclament en réalité un État plus autoritaire, qui décide de tout, plus proche d’une dictature, et répond que justement «la démocratie repose sur la limitation du rôle de l’État».

Il affirme dès lors que «ces poseurs de plaintes sont autant de poseurs de bombes placées aux fondements de la République», et craint que cela puisse mener au pouvoir des «hommes forts» qui risquent de nuire à «cet équilibre fragile et instable qu’on appelle une démocratie».

Article original publié sur fr.sputniknews.com

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