«Nous allons nous opposer à cette réforme à l’Assemblée nationale» : au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, l’eurodéputé Jordan Bardella a rappelé le rejet par son parti de la réforme des retraites voulue par le gouvernement.

Jordan Bardella invité du "Grand Jury" RTL et LCI (05/01/19)

« Je profite de cette émission pour lancer un avis de recherche : face au drame de Villejuif et aux violences de la nuit du Nouvel An, Castaner a disparu… Les Français se demandent s'il y a encore un pilote dans l'avion, s'il y a encore un ministre de l'Intérieur pour assurer leur sécurité ! »J'étais ce midi l'invité du « Grand Jury » sur RTL et LCI !

Опубликовано Jordan Bardella Воскресенье, 5 января 2020 г.

Interrogé par Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI ce dimanche 5 janvier 2020 sur la réforme des retraites, le vice-président du Rassemblement National (RN) Jordan Bardella a réaffirmé la volonté de son parti de «combattre politiquement» un projet gouvernemental qui, selon lui, «ne se justifie pas». «Nous allons nous opposer à cette réforme à l’Assemblée nationale», a déclaré l’eurodéputé, faisant valoir que l’on peut «combattre une réforme sans violence». Quant aux blocages, il considère que le gouvernement en est responsable : «C’est le gouvernement qui impose un projet dont les Français ne veulent pas», argumente-t-il.

«Emmanuel Macron est en train de se mettre tout le monde à dos»





Pour l’eurodéputé, quand un mouvement de protestation «est soutenu par 61% des Français, [cela] dépasse largement le cadre des syndicats» – un chiffre faisant référence à un récent sondage Odoxa. Selon lui, «il ne faut pas réduire cette grève uniquement à ce qui se passe à la RATP et à la SNCF». L’euro-député souligne «l’appel des infirmiers», et la mobilisation des «kinésithérapeutes», des «pompiers», des «avocats» et des «experts-comptables». «Emmanuel Macron est en train de se mettre tout le monde à dos», résume-t-il.

Pour l’eurodéputé, quand un mouvement de protestation «est soutenu par 61% des Français, [cela] dépasse largement le cadre des syndicats» – un chiffre faisant référence à un récent sondage Odoxa. Selon lui, «il ne faut pas réduire cette grève uniquement à ce qui se passe à la RATP et à la SNCF». L’euro-député souligne «l’appel des infirmiers», et la mobilisation des «kinésithérapeutes», des «pompiers», des «avocats» et des «experts-comptables». «Emmanuel Macron est en train de se mettre tout le monde à dos», résume-t-il.

Plus globalement, Jordan Bardella accuse le président Emmanuel Macron de «considère[r] la France comme une salle de marchés», de «joue[r] au casino avec l’argent des Français» et de s’attaquer à «l’héritage social, l’identité sociale de la France». Selon le vice-président du RN, le chef de l’Etat, en ce sens, «n’est pas de France». Sur le fond de la réforme, le jeune cadre du RN affirme l’opposition de son parti à un système de retraite par points. «Si nous arrivons au pouvoir, nous retirerons ce système», déclare-t-il, mettant en avant la nécessité de «garantir et de pérenniser le système par répartition». Au sein de la classe politique française, le Rassemblement national est loin d’être isolé dans son opposition à la réforme des retraites : de nombreuses personnalités et formations de gauche demandent le retrait de la réforme. C’est le cas par exemple d’une soixantaine de personnalités qui ont signé une tribune dans Le Journal dimanche, parmi lesquelles le chef de file de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon, Olivier Besancenot du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), le cofondateur de Place publique Raphaël Glucksmann, la journaliste Audrey Pulvar, l’actrice Josiane Balasko ou encore la sénatrice écologiste Esther Benbassa.

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