Laurent Nuñez annonce que deux attentats islamistes ont été déjoués en 2020

0
245

Le coordonnateur national du renseignement et ancien secrétaire d’État rataché au ministre de l’Intérieur a estimé ce dimanche que « le terrorisme islamiste sunnite » était « une menace prioritaire », « endogène » et « de plus en plus difficile à détecter ».

« Deux attentats terroristes islamistes sunnites ont été déjoués en 2020 et 33 depuis 2017 », a affirmé ce dimanche Laurent Nuñez. Invité du « Grand Rendez-vous » Europe1/CNews/Les Echos, le coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme n’a toutefois donné aucune indication sur la nature de ces deux projets d’attentats déjoués.

Fin août, lors d’un déplacement à la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), Gérald Darmanin avait évoqué 32 attentats déjoués depuis 2017, dont « un projet d’attentat d’ampleur » au début de l’année. Un chiffre confirmé par Emmanuel Macron le 5 novembre dernier.

Une menace « endogène difficile à détecter »
Laurent Nuñez a souligné que le « terrorisme islamiste sunnite » était « une menace prioritaire », « endogène » et « de plus en plus difficile à détecter ».

« Le passage à l’acte se fait de manière extrêmement rapide », a-t-il poursuivi en citant l’assassinat du professeur Samuel Paty en octobre dernier.

Il a évoqué un « point commun » entre les trois derniers attentats attribués à cette mouvance (contre les anciens locaux de Charlie Hebdo, contre Samuel Paty et dans une basilique de Nice): « le blasphème, la volonté de venger le prophète ».

Pour lui, la menace exogène (en provenance de l’étranger) est « moins probable », même si les services français « restent extrêmement vigilants » à ce sujet.

5 projets d’attentats attribués à l’ultradroite déjoués depuis 2017
Interrogé sur le suivi des condamnés pour terrorisme qui devraient sortir de prison en 2021, Laurent Nuñez a affirmé qu’ils feront l’objet « d’obligations administratives » (pointage régulier, interdiction de paraitre dans tel ou tel endroit…).

Il a estimé qu’ils seraient « 60 à 70 » dans cette situation en 2021 alors que, selon lui, « 500 condamnés pour faits de terrorisme » et « 900 détenus de droit commun qui se sont radicalisés » sont actuellement en prison.

Lire la suite

Facebook Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici