Pour stopper l’immigration clandestine, «il faut supprimer tous les droits», selon Zemmour

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Dans l’émission Face à l’info, Éric Zemmour est revenu sur un de ses thèmes favoris: l’immigration. Pour le polémiste, les contrôles aux frontières ne sont pas suffisants pour endiguer le phénomène, il faut arrêter de distribuer des aides.

Sur le plateau de l’émission Face à l’info, Éric Zemmour est revenu, jeudi 14 mai, sur les moyens pour lutter contre l’immigration illégale. Selon lui, les contrôles aux frontières ne sont pas suffisants pour endiguer le phénomène. «Les policiers à la frontière italienne ou espagnole passent leur temps à rattraper les clandestins, à les renvoyer d’où ils viennent. Dans la même journée, ils peuvent les revoir. Donc si vous voulez compter là-dessus pour arrêter l’immigration ou l’immigration clandestine, c’est un leurre», explique le polémiste.

Pour Éric Zemmour, il faut s’attaquer à la racine du problème.

«Il y a des méthodes beaucoup plus solides: il faut supprimer tous les droits. C’est-à-dire le regroupement familial, le droit d’asile, le droit pour les étudiants, le droit quand on se marie avec une étrangère de la ramener et qu’elle ait la nationalité française, le droit d’avoir des allocations. C’est ça qui fait que la France est un territoire hyper attractif pour toute l’immigration du monde», s’est-il désolé.

Dans un rapport publié le 5 mai dernier, la Cour des comptes révèle qu’en 2019, la France a délivré 276.576 premiers titres de séjour à des ressortissants non européens. Soit une augmentation de plus de 30% depuis le début de la décennie. Néanmoins, elle explique que ces chiffres sont parmi les plus restrictifs en termes de séjour (3,72 titres accordés pour 1.000 habitants en 2016, contre 12,18 en Allemagne ou 7,65 en Espagne) dans l’Union européenne (UE). En outre, avec 154.620 demandes d’asiles enregistrées, l’Hexagone se trouve dans la fourchette haute des États de l’UE.

Personnes en situation irrégulière

En 2018, «d’après le recensement de la population, la France comptait 4,8 millions d’étrangers, dont un tiers environ de ressortissants de l’Union européenne, soit 7,1% de sa population totale. Entre 350.000 et 400.000 personnes en situation irrégulière pourraient être ajoutées à ce chiffre», détaille la Cour.

Par ailleurs, l’institution note que «les charges de l’État liées à ces politiques sont estimées à 6,57 milliards d’euros en 2019, soit 1,41% des dépenses brutes du budget général, en progression d’environ 48% par rapport à 2012 (4,38 milliards d’euros). L’asile explique un tiers de cette progression et l’aide médicale d’État un cinquième».

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